En communication, 27 chaires ont été à ce jour labellisées. L'ouverture
de Chaires en communication est une perspective tout à fait opportune pour
l'interdiscipline des sciences de l'information et de la communication.
En effet, actuellement, les échanges sont peu organisés, et les stagiaires
et étudiants avancés, quand ils ont résolu les problèmes de financement
de leurs séjours, sont le plus souvent isolés face à des universités qui
ne peuvent leur offrir des « parcours » spécifiques (il est fréquent que
les séjours dont bénéficient les stagiaires ne coïncident pas avec les temps
de formation). Par ailleurs, les conventions avec les pays d'origine sont
rares, et les échanges avec ceux qui ont suivi une formation dépendent des
initiatives individuelles.
Les Chaires en communication ont constitué entre elles un réseau (ORBICOM) dont le Secrétariat Général est assuré par Claude-Yves Charron, Professeur à l'Université du Québec à Montréal. Actuellement, de nombreuses candidatures ont été adressées à l'Organisation qui n'entend pas multiplier les reconnaissances (à ce jour on en compte 27). Après examen de la candidature de la Chaire de Grenoble par la Commission française pour l'UNESCO un avis favorable nous a été donné et notre candidature a été retenue en juillet 1996.
Contractuellement le Président de l'Université STENDHAL a signé une convention avec le Directeur Général de l'UNESCO en date du 21 août 1996, et après accord de la CURA (Conférence Universitaire Rhône-Alpes) un contrat d'objectif triannuel a également été signé avec la région Rhône-Alpes, qui contribue en partie au financement de la Chaire. L'Université s'est également engagée à accueillir des stagiaires ou étudiants avancés, et à assurer un encadrement spécifique. Par ailleurs, en fonction des accords qui pourraient être conclus avec les autres partenaires associés de la Chaire (notamment les entreprises), des programmes particuliers seront mis en oeuvre.
Fruit d'une organisation internationale dont le projet global vise à
construire la paix par la formation des ressources humaines, le programme
des Chaires Unesco a été lancé en 1989.
L'UNESCO a décidé
d'appuyer la création de « Chaires universitaires internationales
», qu'elle patronne en coopération avec des Universités et des organisations,
dans le domaine de l'éducation, de la science, de la culture et de la communication.
L'objectif est d'impulser un transfert de connaissances et de favoriser
la formation et « l'accès à un niveau mondial » des spécialistes des
domaines concernés.
Plus précisément, il s'agit de « consolider les savoirs », « tisser une
toile humaine et électronique recoupant les approches conceptuelles et les
pratiques contemporaines » dans un champ donné, « construire
un système qui facilite la multiplication des échanges internationaux entre
professionnels, étudiants et professionnels » et « assurer le
resserrement des liens entre les universités et les milieux professionnels
et industriels, nationaux et internationaux ».
Si évidemment l'UNESCO s'intéresse en priorité aux pays en développement,
les Chaires internationales peuvent être également installées dans des pays
« avancés », dans la mesure où ceux-ci participent à la formation de professionnels
venant de pays en développement, mènent une politique active en matière
de coopération internationale et contribuent au développement des
ressources humaines pertinentes des pays
A ce jour, 14 chaires Unesco ont été labellisées en
France. Leur création s'est échelonnée entre 1994 et
2002.
La Commision
française assure la coordination des chaires Unesco en France,
le suivi de leurs activités et favorise leur mise en synergie en
organisant notamment chaque année une rencontre de celle-ci.
Ces Chaires peuvent être des créations ex nihilo, mais le plus souvent elles prennent appui sur des facultés ou des départements existants, ou elles résultent de transformations de chaires académiques antérieures.
