Université Stendhal-Grenoble 3

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Lire la Lettre n° 24 du mois de juin 2010


BIBLIOTHÈQUE STENDHALIENNE ET ROMANTIQUE



Directrices de collection : Marie-Rose Corredor, Chantal Massol

Approfondir la connaissance de l'oeuvre de Stendhal est l'un des objectifs principaux d'une collection née dans une université qui porte son nom et lui consacre des travaux depuis plusieurs décennies. Mais le domaine de recherches qu'elle se propose de couvrir s'étend au contexte historique, culturel, littéraire, aux arrière-plans idéologiques dans lesquels cette oeuvre s'insère. Elle souhaite, en particulier, publier des ouvrages qui, traitant de Stendhal, permettent de poser des questions concernant plus largement le champ romantique ; d'autres qui, traitant de tel aspect du romantisme, permettent de faire retour sur Stendhal. On pourra s'interroger, de la sorte, sur la problématique des genres, les pratiques narratives ou les complexités de la représentation ; ce qui n'exclura nullement d'autres perspectives.
Sont concernés au premier chef, par un tel projet, le premier XIXe siècle, et le domaine de l'écriture en prose.
Cette collection s'adresse avant tout à des universitaires (chercheurs, enseignants, doctorants, étudiants) ; mais elle vise aussi un public cultivé, curieux de Stendhal, et de la littérature de son temps.

Format : 14 x 21,5 cm – Nombre de pages : entre 200 et 400 – ISSN : 1294-0658


Stendhal littéral. Lamiel



Yves Ansel

Collection BIBLIOTHÈQUE STENDHALIENNE ET ROMANTIQUE

Lamiel est le dernier grand roman de Stendhal, laissé en plan(s) par la mort de l’auteur en 1842. Depuis une première publication par Casimir Stryienski en 1889, ce récit, dont l’intrigue couvre les dernières années de la Restauration et le début de la monarchie de Juillet, a depuis toujours mauvaise presse ; à l’évidence, il reste aujourd’hui le plus méconnu des romans de l’auteur de La Chartreuse de Parme,  pour des raisons qui ne tiennent pas seulement à son inachèvement. C’est à une réévaluation de cette œuvre déconcertante que s’attache la présente étude.
Beaucoup moins « âpre » que Le Rouge et le Noir, bien moins critique  que Lucien Leuwen, Lamiel, rétrospective « chronique » des temps assez peu historique, conte la destinée d’une héroïne qui monte de Normandie à Paris, sans jamais daigner écouter les innombrables sermonneurs qui lui veulent du bien. Tôt affranchie par le lucide docteur Sansfin, amorale, avant tout respectueuse de sa sacro-sainte liberté — « Ne suis-je pas maîtresse de moi ? » est la phrase qui résume son credo existentiel et éthique —, Lamiel emprunte des chemins non balisés, fait scandale parce qu’elle trace crânement sa propre route. De là à faire de cette rebelle, sœur de cœur de Vanina, Mina ou Mathilde, une féministe avant l’heure, il n’y avait qu’un pas, souvent allègrement franchi. À tort ou à raison ? Les réponses sont dans le(s) texte(s), à condition toutefois de le(s) lire. 

2009, 214 p. – 14 x 21,5 cm – ISBN 978-2-84310-142-7 – 22  €

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Stendhal à Cosmopolis



Stendhal et ses langues

Textes réunis et présentés par Marie-Rose Corredor

Collection BIBLIOTHÈQUE STENDHALIENNE ET ROMANTIQUE

Il s’agit d’une approche plurielle qui rend compte de la curiosité du linguiste à Milan, de l’argumentation du pamphlétaire, du questionnement du traducteur ; pour l’habitant de « Cosmopolis » selon le mot de Valéry, les langues – vivantes ou mortes – sont un lieu de d’appropriation et de reconfiguration : une polyglossie constante dans les textes à usage intime tendant à suggérer une autre langue, le « stendhalien ».

Cet ouvrage se propose de revoir la phrase célèbre de P. Valéry – « son moi vit à Cosmopolis et pense en toutes les langues » – en examinant quelques relations essentielles de Stendhal aux langues – vivantes ou mortes – qu’il connaissait ou semblait connaître. Dans le cadre d’un « cosmopolitisme » que lui-même revendiquait, son implication dans les débats linguistiques de son temps a valeur de symptôme et n’exclut en rien les démarches personnelles d’appropriation qui ont fait parler de « marqueterie d’idiomes » ou de « sabir » à son égard.

2007 – 366 p. – 14 x 21,5 cm – ISBN 978 2 84310 103 8 – prix 26 €

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Enquête en Armancie



Georges KLIEBENSTEIN

Collection BIBLIOTHÈQUE STENDHALIENNE ET ROMANTIQUE

Stendhal est l’homme des messages chiffrés. Et, à lecture d’ensemble du corpus, Armance constitue sans doute l’acmé de l’écriture énigmatique. C’est, à la fois, le « premier roman » de Stendhal et peut-être – malgré la mythologie du « mal-écrit » qui pèse sur lui – le plus abouti, et le plus retors.
Si Armance fonctionne comme un Grand Cryptogramme, il se pourrait bien que le « sujet » du roman (ou du moins son enjeu) se devine dans (ou dès) son titre. Il arrive au « destin » d’être, à la lettre, « écrit là-haut » : dans les titres mêmes des aventures de Beyle. Le nom d’Armance signifie-t-il quelque chose ? Peut-on le décomposer ? Octave lui-même nous y invite, qui abrège le prénom en « Ar. » (comme Beyle dans ses marginales). Ar-mance. Peut-être y a-t-il, chez Stendhal, une art-mancie, comme il y a une ornithomancie, une dendromancie ou une bibliomancie. Ici commence, donc, une enquête en Armancie. Elle cherche à déchiffrer le « cryptodrame » qui agite Octave de Malivert. Le texte même y incite, en assurant la mise en scène d’un « destin » – le mot y revient à plusieurs reprises, comme sa variante « destinée » – auquel il refuse, pourtant, toute évidence.

2005 – 252 p. – 14,5 x 21 cm – ISBN 2 84310 059 3 – prix 22 €

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La Crise de la littérature



Romantisme et modernité

Alain VAILLANT

Collection BIBLIOTHÈQUE STENDHALIENNE ET ROMANTIQUE

La crise de la littérature : la rumeur, avec son cortège d’anathèmes et d’inquiétudes, est si banale aujourd’hui qu’elle en paraît avoir existé de tout temps. En fait, on peut très précisément en dater l’apparition : des années 1830, et des bouleversements culturels qui, liés aux séquelles sociales de la Révolution, transforment radicalement la communication littéraire. Cette mutation – qu’on appellera indifféremment romantisme ou modernité – touche non seulement le fonctionnement social ou institutionnel, mais surtout la nature même de la littérature, considérée désormais comme un fait textuel et non plus discursif : de cette rupture jusqu’alors inimaginable avec la tradition héritée de l’Antiquité, découlent toutes les grandes innovations esthétiques du XIXe siècle.
L’histoire de la crise sera donc ici inséparable de l’analyse littéraire des poétiques de crise qui, par la force des choses, ont permis de révolutionner l’art d’écrire, prose et poésies confondues. Enfin, les œuvres singulières des auteurs doivent elles aussi se comprendre à la lumière de cette crise inaugurale ; on le vérifiera à propos de quelques figures majeures de la littérature moderne : Mme de Staël, Lamartine, Balzac, Musset, Hugo, Baudelaire, Allais, Mallarmé.

2005 – 395 p. – 14 x 21,5 cm – ISBN 2 84310 072 0 – prix 25 €

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Le Moi, l'Histoire 1789-1848



Textes réunis par Damien ZANONE avec la collaboration de Chantal MASSOL

Collection BIBLIOTHÈQUE STENDHALIENNE ET ROMANTIQUE

Culte du moi, culte de l’histoire. Les manuels d’histoire littéraire retiennent souvent ces formules synthétiques pour qualifier le nouveau cours de la production littéraire et de la vie de l’esprit dans la première moitié du XIXe siècle. Juxtaposées, elles exprimeraient la double postulation du romantisme français – et son double prestige.
Le présent volume voudrait réinterroger l’attrait qu’exercent, sur les auteurs du premier XIXe siècle, l’écriture du Moi et l’écriture de l’Histoire. Doit-on se fier aux slogans réducteurs de l’histoire littéraire ? Mieux vaut secouer leur évidence trop brève, malmener les commodités du discours qui isolent les catégories comme autant d’espaces homogènes et distincts : égotisme, historicisme. Peut-on croire un instant au caractère contingent de la rencontre des deux dans un même pays et au même moment ?
En postulant que non, on est conduit à enquêter sur les liens qui s’établissent entre les deux inspirations – et les deux pratiques – de l’écriture de soi et de l’écriture de l’histoire : trouvent-elles leur point de rencontre dans une écriture de la mémoire ? Individuelle ou collective, la mémoire écrite invente-elle un même type de mise en récit ? Quels liens penser entre écriture de soi et période historique troublée ?
Ces enjeux ont certainement une portée générale ; mais la période post-révolutionnaire, 1789-1848, leur donne une importance cruciale, tout occupée qu’elle est de dire la place de chacun dans le monde. Si écriture de soi et écriture de l’histoire apparaissent comme deux modalités fondamentales de l’expression romantique, la mise en relation des deux peut ajouter des éléments à ce qu’on nommera une archéologie du romantisme.

2005 – 193 p. – 14 x 21,5 cm – ISBN 2 84310 063 1 – prix 22 €

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Voyager en France au temps du romantisme



Poétique, esthétique, idéologie

Textes réunis et présentés par Alain GUYOT et Chantal MASSOL

Collection BIBLIOTHÈQUE STENDHALIENNE ET ROMANTIQUE

Y a-t-il une spécificité – esthétique, idéologique – du voyage romantique en France ? Et peut-on parler d’une poétique propre à son récit ? Le fait que le voyage se déroule à l’intérieur de l’Hexagone induit-il des attitudes, des postures, des réflexes d’écriture particuliers ? S’ils existent, sur quoi ces comportements se fondent-ils ? C’est ce vaste champ que le présent volume se propose d’explorer, en interrogeant tour à tour le contexte historique, culturel et social dans lequel s’enracinent ces pratiques, leurs modalités, les lieux autour desquels elles se développent et qui peuvent les déterminer, mais aussi les contraintes formelles par rapport auxquelles le récit du voyage doit prendre position et les genres littéraires et artistiques avec lesquels il entretient de perpétuelles interactions.
Qu’il s’agisse d’excursions ou de promenades, de préludes à de lointains périples ou d’aliments pour un regard neuf à porter sur la réalité contemporaine, les récits de voyages romantiques en France sont traversés par des enjeux de l’époque (le moi, l’exotisme, le pittoresque, la fascination pour le passé, la fantaisie, les traditions européennes) dont il s’agit de mesurer attentivement la portée. La « diversité française » engendrerait-elle autant de manières de voyager au temps du romantisme ? Si la France du moment est, aux dires de Lamartine, « une nation qui s’ennuie », on n’en dira pas autant des écrivains et des voyageurs qui s’y promènent…

2003 – 399 p. – 14 x 21,5 cm – ISBN 2 84310 046 1 – prix 23 €

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L'Œdipe romantique



Le jeune homme, le désir et l'histoire en 1830

Pierre LAFORGUE

Collection BIBLIOTHÈQUE STENDHALIENNE ET ROMANTIQUE

L’Œdipe est peut-être moins une structure de la psyché humaine qu’une configuration philosophique qui s’inscrit dans l’histoire. Aussi n’est-ce pas le complexe d’Œdipe des héros romantiques qui est envisagé dans ce livre, ni non plus le mythe d’Œdipe au temps du romantisme, mais l’œdipe tel qu’il s’élabore dans les années 1830, au moment où l’imaginaire et le symbolique sont en train de se recomposer. Il s’agit d’interroger l’œdipe dans la relation qu’il entretient à la société et à l’histoire et de voir comment cette chimère travaille les textes de cette époque. L’approche, qui croise constamment le fantasmatique et l’idéologique, est sociocritique.
L’ensemble s’organise en deux parties. La première, synchronique, constitue une anthropologie du romantisme de 1830 et essaie de montrer que dans la référence à Œdipe se formulent à cette époque des questions historiques autant que sociales et politiques. La seconde partie est composée de huit monographies, consacrées à quelques textes essentiels du romantisme où se voit à l’œuvre une écriture de l’Œdipe : Le Rouge et le Noir, Lucrèce Borgia, Lorenzaccio, Fantasio, Volupté, Le Père Goriot, La Confession d’un enfant du siècle, Le Lys dans la vallée.

2002 – 206 p. – 14 x 21,5 cm – ISBN 2 84310 040 2 – prix 22 €

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Stendhal et le comique



Textes réunis et présentés par Daniel SANGSUE

Collection BIBLIOTHÈQUE STENDHALIENNE ET ROMANTIQUE

Stendhal – le sait-on ? – a passé une bonne partie de sa vie à étudier l’art de Molière et à essayer d’écrire des comédies. Si ses tentatives de comic bard ont toutes échoué, elles ont néanmoins laissé des traces profondes dans son œuvre, marquant en particulier ses romans.
Les contributions réunies dans le présent ouvrage tirent les conséquences de l’intérêt manifesté par Stendhal pour toutes les formes de comique. Elles analysent l’empreinte de la comédie dans l’écriture romanesque, d'Armance à Lamiel, et la place du comique, ainsi que de catégories comme l’humour, l’ironie, l’autodérision, la satire, la parodie, la caricature ou le grotesque dans les écrits théoriques et autobiographiques de celui qui affirmait que « rien, ou presque rien, ne lui semblait valoir la peine qu’on en parle avec gravité ».

1999 – 310 p. – 14 x 21,5 cm – ISBN 2 84310 013 5 – prix 28 €

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