Axe 3 : Ancrage social des techniques en Information-Communication
Les sciences de l’information et de la communication ont construit une partie de leur légitimité disciplinaire sur l’étude des usages de l’outil informatique. De l’étude, dans les années quatre-vingt-dix, de ces dites « nouvelles » technologies de l’information et de la communication, (les NTIC), à l’étude des techniques informatiques d’information et de communication, les TIC, la question est bien aujourd’hui de savoir comment on peut appréhender d’une manière globale la technicisation des pratiques d’information et de communication.
La technicisation des pratiques d’information et de communication s’est amplifiée et généralisée depuis ces dix dernières années. Il s’agit de comprendre la dynamique des médiations engendrée par les usages des techniques, de comprendre la manière dont les pratiques de communication font sens pour les acteurs, de dégager les stratégies de ces derniers et de les resituer dans les évolutions sociales du long terme.
L’ordre de la technique s’est complexifié. Les modes de conception des dispositifs de communication sont conditionnés par des logiques marchandes et soumis aux innovations. Ils se sont affranchis du support informatique, tout en structurant cependant les modes de médiations et de médiatisations.
Depuis plus d'une vingt ans, de nombreux travaux du GRESEC se penchent sur des problématiques qui visent à articuler l’ordre de la technique aux différentes formes de médiations sociales culturelles et politiques, dans des domaines très variés que sont : l'enseignement et la formation à distance, la santé, les loisirs et le divertissement grand public, la diffusion des savoirs, la culture, l’urbain et les territoires, les organisations).
La démarche de recherche du GRESEC s’articule autour de plusieurs grands objectifs qui marquent une spécificité quant à l’étude de la technicisation en sciences de l’information et de la communication :