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Jean Irigoin, Préface de Jacques Jouanna et Jean Leclant, 2009.
Paris, Mémoires de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, tome 39.
Ce livre réunit cinquante‑cinq articles de jean Irigoin (1920-2006) portant sur la métrique et l'architecture des textes poétiques grecs. Son titre, choisi par Jean Irigoin lui‑même, est celui de ses dernières conférences à l'École pratique des Hautes Études. Il constitue le troisième et dernier recueil de la masse impressionnante d'articles que cet éminent helléniste, qui fut directeur d'études à 1'EPHE, directeur de la Collection des Universités de France (série grecque), professeur à la Sorbonne puis au Collège de France, membre de l'Académie des Inscriptions et Belles‑Lettres, a publiés en France et à l'étranger.
À la différence des deux premiers recueils (parus aux Belles Lettres en 1997 et 2003) qui relèvent de l'histoire de la transmission des textes dans la lignée de sa thèse principale sur l'Histoire du texte de Pindare (1952), ce volume illustre la seconde grande orientation des recherches de Jean Irigoin, à la suite de sa thèse secondaire sur les Mètres de la lyrique chorale grecque : la structure du vers (1953) et de sa thèse de 1'EPHE sur Les scholies métriques de Pindare (1958). C'est, en effet, l'étude de la poésie chantée et dansée par les choeurs, que ce soit dans la poésie chorale proprement dite d'un Pindare ou d'un Bacchylide, ou dans les parties chorales des représentations théâtrales, tragiques, comiques ou satyriques, qui a été à l'origine des recherches de Jean Irigoin sur la métrique grecque.
Il est à souhaiter que le rassemblement de tous ces articles sur les lois métriques et l'architecture numérique sous‑jacente aux constructions poétiques grecques permette aux philologues de mieux mesurer, dans toute son ampleur, le sens et la portée des recherches de Jean Irigoin.
Cet ouvrage est posthume. L'Académie des Inscriptions et Belles‑Lettres, après le décès de Jean Irigoin, a décidé de reprendre dans sa collection des Mémoires le projet qui n'avait pu aboutir auparavant, en reconnaissance et en hommage à l'un de ses membres qui a marqué l'histoire de l'hellénisme en France pendant plus d'un demi‑siècle dans la lignée de Paul Mazon et d'Alphonse Dain.
sous la direction d'Anne Rolet, 2009.
Rennes, Presses universitaires de Rennes.
Varius, multiplex, multiformis : cette série d’épithètes dont le pseudo-Aurélius Victor se servait pour qualifier l’empereur Hadrien conviendrait à merveille à Protée, figure quelque peu en retrait du panthéon grec, mais néanmoins complexe, ambiguë et mystérieuse. Présenté par les auteurs antiques comme un dieu ou un mortel, un roi héroïsé d’Égypte ou un devin, Protée est sans doute le plus connu des « Vieillards de la Mer ». Lié aux récits du retour de Ménélas après la guerre de Troie et à l’histoire du berger Aristée qui perdit ses abeilles, il a connu, grâce à Homère et Virgile en particulier, un succès continu depuis l
’Antiquité et son nom n’a cessé d’inspirer œuvres littéraires, plastiques ou musicales. Ses aptitudes et les modalités qui conditionnent son approche sont fascinantes : pour que Protée révèle « ce qui est, ce qui fut, et ce qui sera », son interlocuteur doit ruser pour s’emparer de lui, attendre, caché, le moment où le dieu relâchera son attention sous l’eff et du sommeil. Même pris dans les liens, il continue de se dérober par mille métamorphoses, comme pour mettre à l’épreuve la patience et la ténacité du héros venu le consulter et mesurer l’intensité du désir qu’il a de connaître le vrai.
Protée incarne ainsi le paradoxe d’un univers inquiétant, labile, changeant, « protéiforme », qui se place sous le signe de la transformation, de la ruse et de l’illusion, mais aussi de la vérité prophétique dont l’homme en quête de sagesse doit s’emparer dans la violence et par la contrainte. Image de la matière informée par les idées, visage ambigu d’une humanité plurielle ou voix des aspirations démiurgiques du texte littéraire qui nourrit le dessein secret de restituer la totalité du monde, il a suscité maintes lectures allégoriques et interprétatives. Le présent volume rassemble descontributions qui s’échelonnent de l’Antiquité grecque archaïque à la Renaissance, avec un prolongement jusqu’au XVIIIe siècle français, et espère éclairer les étapes de la genèse, de la diffusion et des exégèses de ce mythe. Il vise à définir, dans leur diversité et leur complexité, les enjeux littéraires, esthétiques, politiques et idéologiques qu’implique l’apparition de la figure de Protée à travers les âges.
a cura di Federica Giacobello e Paola Schirripa, 2009.
Milan, Viennepierre edizioni. 
Le ninfe, creature stuggenti dell'immaginario antico, assumono volti differenti e contrastanti di fanciulle e spose, madri e vergini, prede d'amore e predatrici.
Appartengono al mondo della natura : i luoghi che le ospitano sono i boschi e le acque delle sorgenti e del mare, ma legale alla città, in una creativa manipolazione storica del mito, ne diventano spesso le prome fondatrici.
Il loro volto è quello di Calypso, Eco, Ciane, Teti, Maia, Dafne... : inaferrabili come l'acqua, evanescenti come la voce, ma anche testarde cacciatrici, amanti passionali, compagne di Dioniso.
Edité par Michel Fartzoff, Murielle Faudot, Evelyne Geny, Marie-Rose Guelfucci, 2009.
Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté
Troie est l'image d'une cité emblématique dont chaque époque a adapté et façonné la représentation.
Les analyses proposées ici permettent de suivre la constitution de la geste troyenne, son cheminement dans l'empire romain avec Darès et Dictys et jusqu'au Roman de Troie aux XIIe - XIIIe siècles. Elles montrent, avec le théâtre, une utilisation singulière du récit épique, privilégiant les personnages et leurs affrontements, faisant de Troie l'emblème de la cité vaincue, de sa grandeur et de ses souffrances. Mais de l'antiquité jusqu'à nous, Troie suscite des réinterprétations esthétiques ou historiques par lesquelles une société se définit dans son rapport au présent, sans que se perde pour autant l'identité du mythe troyen où se répondent - et se confondent parfois - histoire et épopée.
édité par Bernard Pouderon et Cécile Bost-Pouderon , 2009.
Lyon, Maison de l'Orient et de la Méditerranée - Jean Pouilloux. 
Après les Colloques Roman I, sur les Personnages du roman grec (Tours, novembre 1999), Roman II, sur les Lieux, décors et paysages de l'ancien roman (Tours, octobre 2002), et Roman III, sur les Discours et débats dans l'ancien roman (Tours, octobre 2004), un quatrième colloque international sur le roman antique s'est tenu à Tours les 19, 20 et 21 octobre 2006, sous le titre Passions, vertus et vices dans l'ancien roman. Nous nous proposions alors de prolonger notre étude des principaux thèmes de l'ancien roman en nous intéressant au domaine moral : définitions et peintures des passions, des vertus et des vices dans leur rapport soit avec une doctrine philosophique ou religieuse, soit avec la narrativité. Si les liens entre le roman et les autres genres littéraires (rhétorique, tragédie, comédie, épopée, historiographie) ont souvent été étudiés, celui qui unit la littérature de fiction avec les doctrines philosophiques dans leur aspect éthique nous paraissait être un sujet de réflexion encore novateur. Telle fut notre perspective, sans toutefois que nous limitions notre approche à l'aspect moral ; en effet, les passions participent à la création romanesque, influent à la fois sur l'action et sur l'évolution des personnages. C'est donc ce double aspect, narratif et éthique, qui a été pris en considération et que reflètent les différentes communications rassemblées dans le présent ouvrage.
textes réunis par Laurence Villard, 2008.
Mont Saint Aignan, Publications des universités de Rouen et du Havre. 
Présentes dans de nombreux genres littéraires, les géographies imaginaires sont parfois revendiquées comme telles et parfois revêtent l'apparence de la réalité, de sorte que, dans cet entrelacement du réel et de l'imaginaire, il revient au lecteur de faire la part des choses : ainsi, la Venise de Shakespeare est-elle la ville italienne en pleine Renaissance que l'on connaît ou faut-il y voir ce que Londres est en train de devenir ?
L'imaginaire géographique est en effet étroitement mêlé à un jeu sur le temps et sur les écarts chronologiques : une ville réelle, à la topographie bien connue, comme c'est le cas de Mexico, subit, à la faveur d'une projection dans un futur toujours plus reculé, des transformations profondes qui altèrent sa configuration et compromettent son existence même.
Et il n'est pas indifférent de constater que, si l'espace urbain est remodelé dans une perspective futuriste qui donne à voir toutes les menaces qu'il contient en germe, un mouvement inverse se produit dès qu'il s'agit d'évoquer le milieu naturel : le retour aux origines, quel que soit d'ailleurs le moment assigné à ce terme, — et ce peut être celui d'avant la colonisation ou la conquête —, permet de décrire des lieux empreints de luxuriance et d'harmonie.
David Konstan, 2006.
Toronto, University of Toronto Press.
It is generally assumed that whatever else has changed about the human condition since the dawn of civilization, basic human emotions - love, fear, anger, envy, shame - have remained constant. David Konstan, however, argues that the emotions of the ancient Greeks were in some significant respects different from our own, and that recognizing these differences is important to understanding ancient Greek literature and culture.
With The Emotions of the Ancient Greeks, Konstan reexamines the traditional assumption that the Greek terms designating the emotions correspond more or less to those of today. Beneath the similarities, there are striking discrepancies. References to Greek 'anger' or 'love' or 'envy,' for example, commonly neglect the fact that the Greeks themselves did not use these terms, but rather words in their own language, such as orgê and philia and phthonos, which do not translate neatly into our modern emotional vocabulary. Konstan argues that classical representations and analyses of the emotions correspond to a world of intense competition for status, and focused on the attitudes, motives, and actions of others rather than on chance or natural events as the elicitors of emotion. Konstan makes use of Greek emotional concepts to interpret various works of classical literature, including epic, drama, history, and oratory. Moreover, he illustrates how the Greeks' conception of emotions has something to tell us about our own views, whether about the nature of particular emotions or of the category of emotion itself.
n° 10, 2009.
Toulouse, Presses universitaires du Mirail
Pascal PAYEN,
Editorial. L'Antiquité et ses réceptions : un nouvel objet d'histoire
LA CHAÎNE DU SAVOIR
Filiations et parcours intellectuels
dans les Sciences de l'Antiquité
Philippe BORGEAUD,
Maxima quaestio et semper incesta
Hinnerk BRUHNS,
Note préliminaire
Le rôle de Max Weber dans l'oeuvre de Christian Meier
Andrea GIARDINA, Il maestro, il discepolo e gli altri maestri : un pecorso nella storia romana
Bernard LEGRAS,
Historien de l'Egypte grecque et romaine : trois parcours intellectuels croisés
Stéphane RATTI,
Mon Histoire Auguste
Corinne BONNET,
Mise en perspective épistolaire : "Denn ich denke oft im Stillen an Sie".
Hermann Diels et Franz Cumont : la filiation intellectuelle à l'épreuve de la guerre 14-18
Françoise WAQUET,
Note de lecture
HISTORIOGRAPHIE ET IDENTITÉS CULTURELLES
Jean-Marc EYCHENNE,
L'image des Samnites depuis Tite-Live. Une analyse historiographique
TRADITIONS DU PATRIMOINE ANTIQUE
Fabrice ROBERT,
Enquête sur la présence d'Aelius Aristide et de son oeuvre dans la littérature grecque du IIe au XVe siècle de notre ère
Germaine AUJAC,
La culture classique à Bâle au temps d'Erasme d'après trois frontispices
Colombe COUELLE,
"La pierre mystérieuse de Pompéi" d'Hector Leroux. Une énigme archéologique dans le goût du XIXe siècle
ARCHÉOLOGIE DES SAVOIRS
Stefano MICUNCO, La Bibliothèque de Photios au XIXe siècle : Jean-Baptiste Constantin, la traduction inédite, le manuscrit disparu
Cécile DURVYE & François-Frédéric MULLER,
De l'hellénisme romantique à l'archéologie de terrain : Léon Terrier à Délos en 1864
ACTUALITÉS ET DÉBATS
Amandine DECLERCQ,
La Méditerranée antique entre "culture classique" et "cultures périphériques" : problèmes de terminologie
Adeline GRAND-CLEMENT,
Les marbres antiques retrouvent des couleurs : apport des recherches récentes et débats en cours
L'ATELIER DE L'HISTOIRE : CHANTIERS HISTORIOGRAPHIQUES
Antiquité et fictions contemporaines (coordonné par Oliviers Devillers) (7)
Paul Marius MARTIN, Marc Antoine dans la série "Rome"
Les mots de l'Antiquité (coordonné par Magali Soulatges) (2)
Le modèle de la silva rerum dans l'écriture des grands reportages par Ryszard Kapuscinski
Ressources informatiques sur l'Antiquité (coordonné par Corinne Bonnet et Pascal Payen) (3)
Frédérique LEMERLE, Gallia Romana, un outil de référence sur la réception de l'architecture antique gallo-romaine (XVe - XVIIe siècle)
Textes réunis par Malika BASTIN‑HAMMOU et Charalampos ORFANOS, n° 81/2009
Toulouse, Presses universitaires du Mirail 
Malika BASTIN‑HAMMOU et Charalampos ORFANOS, KAINA PRAGMATA. Pour Jean‑Claude
Jean‑Yves GUILLAUMIN, Jean‑Claude Carrière, militant des langues anciennes
Huguette DESOBEAU‑BOUTRY, Jean‑Claude Carrière et I'ARTELA
Robert BILLEREY, Le grec à distance
Bibliographie de Jean‑Claude Carrière
Épopée
Marie‑Christine LECLERC, Les égarements du cour. Remarques sur le sens de διαλἐγεσθαι dans l'épopée homérique
Sylvie ROUGIER‑BLANC, Remarques sur le vocabulaire architectural chez Hésiode
Comédie : la fête et la scène
Alain BALLABRIGA, L'empereur Julien et la licence festive
Anne DE CREMOUX, Iris passe‑murailles et les limites de l'utopie: quelques réflexions sur une épiphanie comique dans les Oiseaux (vv. 1199‑1261)
Histoire
Pascal PAYEN, Écriture, tyrannies et pouvoir tyrannique. Emprunts et polémiques chez Hérodote
Eric FOULON, La critique du comique en histoire par Polybe
Jean‑Yves GUILLAUMIN, Regard sur le passé et identité romaine chez les auteurs du corpus gromatique latin
Mythologie
Corinne BONNET, L'Apollodore de James George Frazer
Anne‑Marie FAVREAU‑LINDER, Lucien et le mythe dἩρακλῆς ὀ λὀγος : le pouvoir civilisateur de l'éloquence
Nicole FICK, La postérité des mythes grecs : Actéon chez Ovide et Apulée
Françoise LÉTOUBLON, Athéna et son double
Jean‑Marie PAILLER, Une mer vraiment dionysiaque
Philologie
Manolis PAPATHOMOPOULOS, Pour une nouvelle édition des Magna Moralia d'Aristote
Michel CASEVITZ, Sur un fragment d'Epicratès
Vol. XX - 2009
Bologna, Pàtron editore "Alma Mater Studiorum"
serie 5, 1/1 - 2009
Pisa, Edizioni della Normale
LO SPAZIO E LA CULTURA
CLAIRE CHALLÉAT, Barthélemy d'Eyck : géographie artistique et reconstruction historiographique.
FABRIZIO FEDERICI, Centri e periferie del barocco : circolazione di opere e artisti tra Massa, Carrara e Roma nel Seicento.
FRANÇOIS‑RENÉ MARTIN, Le connoisseurship de la nature. Problèmes du paysage dans l'histoire de l'art française de la première moitié du xxe siècle.
SILVIA NANNIPIERI, « Siamo più rinchiusi dei Cappuccini ». La Scuola Normale a Pisa vista dai primi alunni.
RENZO DUBBINI, Le parole e il monumento. La Bibliothèque Sainte‑Geneviève commentata da Henri Labrouste.
RICERCHE E DISCUSSIONI
SVIATOSLAV DMITRIEV, (Re‑)constructing the Roman empire : from 'imperialism' to 'post‑colonialism'. An historical approach to history and historiography.
ELENA PETTENO, La Madonna in trono con Bambino di Portogruaro. Memoria dell'antico al Museo Nazionale Concordiese.
MASSIMO FERRETTI, Il contributo dei falsari alla storia dell'arte.
MICHELA PASSIM, FRANÇOIS‑RENÉ MARTIN, Ressentiment politique, affinités intellectuelles. Eugène Müntz et l'histoire de l'art allemande.
MATTIA PATTI, Osvaldo Licini e Giuseppe Marchiori. Storia di una amicizia e di un catalogo generale delle opere.
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