CENTRE D’ETUDES STENDHALIENNES ET
ROMANTIQUES
Centre d’études
stendhaliennes et romantiques (2e composante de « Traverses
19-21 »)
SIGLE : CESR
Responsable :
M.-R. Corredor
Professeur de littérature
française
Documentation, appui à la recherche : Eliane Saint-Laurens
Eliane.Saint-Laurens@u-grenoble3.fr
Gestion financière : Pirkko Ikonen
' + 33 (04) 76 82
68 46
Fax : + 33
(0)4 76 82 41 24
Courriel : stendhalia@u-grenoble3.fr
Présentation de l’équipe
Le Centre
d’Etudes Stendhaliennes et Romantiques est né en 1970 de la fusion du
Centre d’Etudes Stendhaliennes (dir. V. del Litto) et du Centre
d’Etudes Sandiennes (dir. R. Bourgeois).
Les
activités du Centre se développent dans deux directions privilégiées :
- une
réflexion critique sur l’œuvre de Stendhal, insérée dans son contexte
historique, culturel, littéraire.
- un
travail d’exploitation et de valorisation du fonds des manuscrits de
Stendhal, conservé à Grenoble.
Membres de l’équipe en novembre
2005
A titre principal :
Professeurs et autres membres habilités : René Bourgeois (PR émérite), Marie-Rose Corredor (PR),
Philippe Jousset (MCF-HDR), Jean-Jacques Labia (MCF-HDR, Paris 10)
Maîtres de conférences : Alain Guyot, Catherine Mariette, Cécile Meynard , Damien
Zanone, Gérald Rannaud (honor.).
Membres
associés :
Professeurs et autres membres habilités : Chantal Massol (Grenoble 3, E.CRI.RE.), Philippe
Berthier (Paris 3), Béatrice Didier (Ens-Paris), Hélène de Jacquelot (Pise),
Rosa Ghigo Bezzola (Milan), Jean- Jacques Hamm (Toronto), Martine Reid
(Versailles-Saint-Quentin en Yvelines).
Maîtres de conférences : Marie-Pierre Chabanne (Nantes), Serge Linkès (La
Rochelle), Bertrand Vibert (Grenoble 3, E.CRI.RE.), Renée Dénier (honor.).
Autres
chercheurs : Jean Yves Reysset
(docteur, responsable du site web « stendhalia »), Yvonne Rannaud (IPR honor.), Celestina Gama (conservateur du
fonds Stendhal à la Bibliothèque Municipale), H. Spengler (ATER-Chambéry)
Thèses soutenues
Sous la direction de M.-R. Corredor :
H. SPENGLER,
« Imaginaire et écriture de l’énergie chez Stendhal : ‘La
Révolution entre dans la littérature’ » (soutenue 5 octobre 2006).
Habilitation de Ph. Jousset, soutenue à Grenoble le 25 novembre 2005 (dir. G.
Philippe).
Bilan scientifique
Le
projet scientifique du quadriennal a été de renforcer la cohésion de la
problématique qui relie l’œuvre de Stendhal au socle historique,
idéologique et esthétique du premier romantisme.
Les lignes directrices en ont
été les suivantes :
Axe 1 : Vers l’ouverture internationale :
– Colloque international (4-5-6 décembre 2003) :
« Stendhal à Cosmopolis – Stendhal et ses langues » (resp. M.-R. Corredor)
(28 intervenants - 13 pays représentés)
Ce
colloque s’est proposé de revisiter la relation complexe et problématique
de Stendhal et des langues ; celles pratiquées (italien, anglais), comme
celles explorées, déformées, rêvées. Une table ronde a réuni des traducteurs de Stendhal (Norvège,
Suède, Grande-Bretagne, Egypte, Espagne) pour analyser l’
« autre » regard sur Stendhal. Une deuxième table ronde a présenté
une synthèse des travaux sur les manuscrits de Stendhal, détenus à la Bibliothèque Municipale de Grenoble.
– Organisation d’un « séminaire Stendhal »
franco-italien, avec l’ENS-Paris (dir. B. Didier), la Fondation
Primoli-Rome (dir. M. Colesanti) et le département de Langues et Littérature de l’Université de Pise
(dir. H de Jacquelot).
1re séance à Pise (Scuola
Normale) – 19-20 Mars 2004
2e à Grenoble –
18 novembre 2004
3e à Paris (ENS) – 4 février 2005
4e prévue à Grenoble – décembre 2005
5e prévue à Rome (Fondation Primoli ) – mars 2006
Ce
séminaire, dont l’intitulé actuel est « lectures et lecteurs de Stendhal », a pour but de
resserrer les liens entre les diverses institutions concernées et de favoriser
les échanges scientifiques entres les chercheurs « stendhaliens »
italiens et français.
– Vers
l’intégration des jeunes chercheurs :
– Premières « doctoriales Stendhal »,
15-16 mai 2002
Pour
la première fois, des doctorants stendhaliens venant de 8 universités
françaises ont été réunis. A l’issue de cette rencontre, un certain
nombre d’entre eux a créé un « séminaire de jeunes
chercheurs » (co-organisé par Xavier Bourdenet et François Vanoosthuyse)
qui se tient régulièrement à l’ENS-Paris et avec lequel le CESR entretient
des échanges réguliers.
– Deuxièmes « doctoriales Stendhal », 23-24 mars 2005
Elles
ont réuni 10 jeunes chercheurs, avec cette fois la présence de 6 étrangers
représentant les Universités de Londres, Oxford, Kyoto, Neuchâtel, Séoul et
Saint-Petersbourg ; une séance à la Bibliothèque Municipale de Grenoble a
pu intégrer cette rencontre dans le cadre du travail sur les manuscrits.
Par ailleurs, le travail d’H. Spengler
(doctorante du CESR) a été intégré à la séance du séminaire «
franco-italien », avec une communication sur la Vie
de Napoléon, dossier génétique.
– Accueil de
chercheurs étrangers :
- Ian
Popov – Zagreb – février 2003
-
Régina Botchenek – Cracovie février 2004
-
Seong Who Cho – Séoul, Corée du sud – année 2005
-
Myung Won Cho – Séoul, Corée du sud – 1er février 2005-
31 janvier 2006 (stage post-doctoral)
Axe 2 :
articulation de l’œuvre de Stendhal et de l’arrière-plan du
Romantisme
–
Séminaire « Romantisme et
Mélancolie » :
A la suite de récents travaux (J. Pigaud, Y.
Hersant, P. Dandrey, etc.) qui renouvellent l’approche de la
« mélancolie » dans le contexte du romantisme, ce séminaire a pris
Stendhal comme point de départ et a
cherché à contextualiser, à partir de là, une « mélancolie »
romantique :
- M-R. Corredor (CESR ) - 10 novembre
2002 :
« Stendhal
et la mélancolie » : autour du « temps calme » de Poussin
- Pierre Laforgue (Besançon ) - 21 janvier
2003 :
« Mélancolie et
représentation : L’Atelier du
peintre de Courbet »
- François Rosset (Lausanne ) - 13 février
2003 :
« Les carnets d’exil
de Mme de Staël »
- Enzo Neppi (Grenoble 3) -14 avril
2003 :
« La mélancolie de
Leopardi » : la tristesse
- J-F. Perrin (Grenoble 3) - 13 octobre
2003 :
« La mélancolie est-elle soluble
dans l’air ? » Du Bos, Prévost, Rousseau
- Ph. Walter (Grenoble 3) - 21 novembre
2003 :
« Paysages saturniens dans la Symphonie
fantastique de H. Berlioz »
- André Bolzinger (psychanalyste) - 21 janvier
2004 :
« La mélancolie du
conscrit » : la nostalgie
- Régina Botchenek (Cracovie ) - 24 février
2004 :
« Sur l’Histoire de ma vie de G. Sand »
- Cécile Meynard (Grenoble 3) - 3 avril
2004 :
« La « mélancolie » de Sainte-Beuve »
- Anna Dolfi (Florence) - 18 mai 2004 :
« La
« malinconia » : Leopardi et le romantisme italien »
- Juan Rigoli
(Fribourg) – novembre 2005 :
« Mélancolie médicale
et littérature »
- séance de clôture à préciser
-
Dans le prolongement d’une réflexion sur le « voyage romantique » commencée lors du précédent quadriennal (voir Voyager en France au temps du romantisme, par A. Guyot et Ch.
Massol), organisation de journées
d’étude pour approfondir cette problématique :
- Journée
d’étude « Stendhal et les récits de voyage »
sur Rome, Naples et Florence (organisée par
M.-R. Corredor, avec la collaboration du Cabinet Vieusseux à Florence). 4-5
juin 2006.
- Autres : collaboration au colloque sur Mme de Genlis, organisé par M. Reid et F. Bessire, à
l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en Yvelines, les 12-13 janvier
2007 (D. Zanone).
Axe 3 : travail sur les manuscrits de
Stendhal :
- Equipe
« Manuscrits de Stendhal » (resp.
C. Meynard)
Ce
travail reste toujours un axe
prioritaire du CESR, mais il a été ralenti par les difficultés
techniques rencontrées lors de la mise en ligne de la « base de
données » à la Bibliothèque municipale de Grenoble. L’obtention, grâce
à l’appui du Conseil Scientifique, dans le cadre du mouvement
exceptionnel de 2005, d’un poste de Maître de Conférences, pourvu en juin
par la commission de spécialistes, va permettre de donner un nouvel essor aux
travaux menés à Grenoble.
(voir
supra, le bilan de l’axe
fédérateur « Génétique et édition savante »)
- Programme
« Archives de la création »
(resp. J.-J. Labia)
L’équipe
de l’ITEM constituée, dans le cadre du programme « Archives de la
création », de Gérald Rannaud, Daniel Ferrer, Maria-Ignez Mena
Barreto, Jean-Jacques Labia, poursuit un travail sur le dossier stendhalien
dont le centre est l’inédit Tamira
Wanghen, publié et commenté parallèlement par G. Rannaud et J-J. Labia en
1998.
L’esquisse
autographe, griffonnée le 18 avril 1837 à l’hôtel Favard, présente la
singularité d’une double bifurcation quand prend forme tardivement
le projet ancien d’une amplification romanesque (deux volumes comme Le Rouge et le Noir, roman contemporain
de la nouvelle Mina de Vanghel).
D’abord,
l’héroïne allemande, initialement nommée Tamira, perd sa condition
aristocratique tout en reprenant certains traits de Mina de Vanghel dans la
nouvelle de 1829-30 (crainte de l’exposition à un mariage forcé après la
mort de son père, tendre complicité avec sa mère, liberté rêvée autour du
projet d’une expatriation parisienne). Elle se trouve exposée par sa
fortune à un mariage d’argent, par sa judéité à un mariage communautaire
non moins intéressé, dans une Prusse
clairement antisémite.
Mais
dès la dictée du lendemain 19 avril (dont un fragment nous est parvenu), elle
redevient Mina, « non juive », selon une inscription autographe du
manuscrit : c’est le vrai début du roman Le Rose et le Vert dont la rédaction s’interrompt à Nantes où
Stendhal est en repérage pour les Mémoires
d’un Touriste.
Stendhal
conserve Tamira selon sa méthode
habituelle parce que l’hypothèse de l’héroïne juive demeure
disponible pour un développement futur.
Le
dossier du Rose montre dans sa page
la plus tardive (La Juive, le 21 mars
1842), que Stendhal envisageait de remonter à la bifurcation du 19 avril 1837
pour suivre cette fois l’autre voie, selon le projet originel d’une
« Mlle W. », héroïne juive.
Reste
en suspens la question du rapport du Rose
à la nouvelle contemporaine du Rouge,
dans le cadre d’une « matière d’Allemagne » à
l’intérieur de la fiction stendhalienne.
L’étude
de ces variations complexes au fil du temps impose une étude précise des
manuscrits jusqu’ici mal connus qui forment l’un des ensembles les
plus riches pour une étude génétique dans le corpus stendhalien.
L’équipe
parisienne (Daniel Ferrer, Maria-Ignez Mena Barreto, Jean-Jacques Labia) a
étudié le manuscrit de la nouvelle, examiné le travail de Colomb pour la
première publication dans la Revue des
Deux Mondes, vérifié les lectures du texte, des variantes et des
marginales, en indexant les datations et numérotations superposées (écriture,
campagnes de corrections), ainsi que les données disponibles sur les papiers
communiqués par Claire Bustarret (ITEM).
L’étude
du manuscrit principal du Rose, sous
forme de cd-rom transmis par la bibliothèque de Grenoble en janvier 2005, en
est à ses débuts. Les parties autographes, complexes, seront au centre des
prochaines séances de travail.
Publications
« Bibliothèque stendhalienne et
romantique », coll. des Ellug
co-dirigée par M.-R. Corredor et Ch. Massol
Volumes
parus depuis 2002 :
- P.
Laforgue, L’Œdipe romantique.
Le jeune homme, le désir et l’histoire en 1830, 2002.
- A.
Guyot et Ch. Massol (textes réunis et présentés par), Voyager en France au temps du romantisme. Poétique, esthétique,
idéologie, 2003.
- G.
Kliebenstein, Enquête en Armancie,
2005.
- D.
Zanone (textes réunis par), avec la collab. de Ch. Massol, Le Moi, l’Histoire – 1789-1848, 2005.
A.
Vaillant, La Crise de la littérature.
Romantisme et modernité. Février 2006.
Axes de recherche proposés par le Centre d’Etudes
Stendhaliennes et Romantiques
Il s’agit de poursuivre les recherches
critiques sur l’œuvre de Stendhal, contextualisées dans
l’arrière-plan idéologique, esthétique et herméneutique du premier
romantisme.
Axe 1 : « Etudes stendhaliennes »
Dans un souci d’ouverture vers
l’international :
a)
Colloque international « Stendhal et les Romantismes » (2008)
Ce colloque se propose de réactualiser la problématique
des relations de Stendhal avec le Romantisme, qu’il est le premier en
France à qualifier de « romanticisme ». Un colloque sur le
thème « Stendhal et le romantisme » s’était tenu à Mayence en
1975. Trente ans plus tard, la perception du Romantisme a changé ainsi que
celle de l’interaction de Stendhal dans ce socle mouvant. On souhaite
aussi bien intégrer l’apport de nouvelles thèses de jeunes chercheurs sur
cet arrière-plan historique, idéologique et herméneutique qu’élargir la
réflexion sur un Stendhal en prise avec « les romantismes »
européens, lecteur de Monti comme de Byron, attentif aux mouvements
d’Europe centrale comme aux « décembristes » russes.
Ce sera l’occasion, après « Stendhal
à Cosmopolis », de réaffirmer les liens du CESR avec les chercheurs
européens, venus de tous horizons comme l’Italie ou la Grande Bretagne,
avec, pour ce thème, un élargissement à l’Autriche, la Pologne et la
Russie.
b)
Journée d’étude « L’année autrichienne » (2009)
A l’occasion du bicentenaire du long séjour
de Stendhal à Vienne en 1809, on se propose d’explorer l’épisode
viennois très riche en expériences multiples dont l’écho se fera entendre
longtemps : il assiste aux obsèques de Haydn en même temps qu’il y
découvre la musique de Mozart, dans un livret allemand.
c)
Poursuite du séminaire « Stendhal » franco-italien, avec la Fondation
Primoli de Rome, l’Université de Pise, l’ENS-Ulm et bientôt
l’Université Paris 8 (J. Neefs).
d)
En fin de quadriennal, comme dans les deux précédents, une nouvelle journée de
Doctoriales Stendhal se proposera de réunir les nouveaux doctorants et de
donner une visibilité à la jeune recherche.
e)
Dossier « Manuscrits de
Stendhal »
Le poste de MCF « génétique et édition
savante XIXe siècle », accordé par le Ministère en 2005, est
occupé depuis septembre 2005 par Cécile Meynard. L’équipe
« Manuscrits de Stendhal », dont cette dernière prend la tête,
succédant à G. Rannaud, entend développer de nouveaux projets. Composée
actuellement d’une demi-douzaine de membres, stendhaliens pour la
plupart, elle souhaite s’élargir à d’autres chercheurs intéressés
par les manuscrits de Stendhal, pour devenir un élément moteur de l’axe
de Traverses 19-21 « génétique et édition savante XIXe/XX(I)e
siècles », notamment en collaboration avec F. Leriche (spécialiste de
Proust) ou de Cl. Coste (spécialiste de Barthes) (voir supra, les projets communs de Traverses).
Projets de l’équipe :
1) Finalisation de l’architecture de la
base de données déjà établie par G. Rannaud et S. Linkès en 2001
Cette base, dans laquelle 3 registres sur les 74
présents à la Bibliothèque de Grenoble ont déjà été saisis, a pour but de
permettre aux chercheurs mais également à des non-spécialistes d’effectuer
des recherches sur les manuscrits de Stendhal (support et contenu), et sur les
textes eux-mêmes. Les feuillets numérisés sont visibles sur cette base, ainsi que leur transcription diplomatique et
leur description physique.
Un accord a été passé avec la Maison des
Sciences de l’Homme-Alpes (dirigée par B. Bouhet) qui accepte
d’héberger cette base sur un serveur, pour qu’elle puisse être mise
en ligne à court terme.
Les chercheurs de l’équipe pourront
ensuite travailler directement sur le serveur pour continuer la saisie des
feuillets des registres qui n’ont pas encore été analysés.
2) Réédition du Journal de Stendhal
C. Meynard et son équipe souhaitent proposer une
nouvelle édition du Journal de Stendhal, fondée sur une redéfinition du corpus,
et sur l’analyse la plus fidèle possible des manuscrits à la disposition
des chercheurs à la Bibliothèque municipale Lyautey de Grenoble. Il
s’agira de proposer une édition savante traditionnelle sur papier, mais
également une édition savante électronique (sur CD-Rom ou en ligne), qui
permette aux chercheurs et au grand public de bénéficier des possibilités
offertes par l’informatique (recherche croisée, affichage
d’annotations critiques et explicatives, affichage du feuillet numérisé,
de sa transcription, de celles des éditions papier…)
3) Publication d’un inédit de Stendhal
C. Meynard travaille actuellement sur la
publication d’un inédit de Stendhal, Histoire
d’Espagne, composé d’une soixantaine de feuillets (publication
prévue aux éditions La Chasse au Snark). Elle souhaite à plus long terme en
proposer également une version électronique.
4) Organisation de plusieurs demi-journées et
journées d’étude et d’un colloque en 2010
Plusieurs demi-journées ou journées
d’étude sur la génétique stendhalienne sont prévues lors du prochain
quadriennal, ainsi qu’un colloque en fin de quadriennal destiné à faire
un bilan des travaux effectués ces 5 prochaines années (voir l’axe commun
« génétique et édition savante »).
5)Programme « Archives de la
création » : poursuite, par l’équipe parisienne, du travail
entrepris sur Le Rose et le vert.
Des collaborations avec l’ITEM-CNRS sont
prévues.
Axe 2 : « Etudes romantiques »
Le colloque « Stendhal et les
romantismes » (voir supra) se
propose déjà de problématiser cette relation féconde.
a)
Séminaire :
Après des journées d’étude sur G. Sand
(2004), le corpus sera élargi à la production romanesque féminine (y compris
celle que Stendhal qualifiait de « romans pour femmes de chambre »),
et donnera lieu à la mise en place d’un séminaire sur « La tradition
des romans de femmes : XVIIIe-XIXe siècles »
(2007-2008).
b)
Après la réflexion multiple sur le « voyage en France au temps du
romantisme », les journées d’étude consacrées plus ponctuellement
aux récits de voyage chez G. Sand, Th. Gautier ou Stendhal, la réflexion sur
les journaux de voyage et leurs illustrations viendra élargir les perspectives
ouvertes par cette riche thématique, aussi bien dans le cadre d’un des
« clusters » régionaux, que, pour les illustrations, dans l’axe
commun « Littérature et arts ».
c)
Dans le cadre du « cluster » régional n° 14, « Enjeux et
représentations de la science », une réflexion sera menée sur les
« savoirs scientifiques entre Lumières et Romantisme, à travers le cas de
l’écriture de la montagne et la decription du paysage » (colloque,
voir axes communs).
BILAN
DES TRAVAUX COMMUNS
Bilan des
travaux de l’axe « génétique et édition savante »
Recherches
et travaux des membres de Traverses 19-21
L’édition
savante et les recherches de génétique textuelle constituent un des axes
majeurs des travaux de l’équipe. Ils se répartissent ainsi :
-
Edition critique
Les
travaux d’édition critique des membres de Traverses 19-21, liés à leurs
domaines de compétences propres, s’organisent selon plusieurs pôles:
- George
Sand : participation de C. Mariette-Clot et D. Zanone (CESR) au volume Sand critique (PUL, 2005), anthologie
des textes critiques de G. Sand. Tous deux participent également à
l’édition des Œuvres complètes
de Sand aux éditions Champion (dir. B. Didier). D. Zanone a également publié
aux éditions Laffont (« Bouquins ») Consuelo et La Comtesse de
Rudolstdt (2004).
- Théophile
Gautier : collaboration d’A. Guyot (CESR) à l’édition des Œuvres complètes de Th. Gautier aux
éditions Champion (dir. A. Montandon). A. Guyot a ainsi édité, en 2003, Militona. Il assure en outre, avec Sarga
Moussa, la coordination de la section « récits de voyages ».
- équipe
« manuscrits de Stendhal » :
L’équipe
« manuscrits de Stendhal », composante du CESR, constitue au sein de
Traverses 19-21 la plus grosse équipe consacrée à des recherches génétiques et
à leur valorisation. Sa nécessité est dictée par la présence, à la Bibliothèque
Municipale de Grenoble, du principal fonds de manuscrits de Stendhal.
C.
Meynard, succédant à G. Rannaud, MCF honoraire, en est, actuellement,
responsable. Elle a été recrutée sur un poste
de MCF obtenu avec l’appui du Conseil Scientifique de l’Université
Grenoble 3, dans le cadre de la campagne exceptionnelle de 2005
(« Génétique et édition savante – XIXe siècle »).
Cette équipe comprend plusieurs membres du CESR : C. Mariette-Clot, H. Spengler
(ATER), J.-J. Labia (Paris X), J.-Y. Reysset, Y. et G. Rannaud, et de nombreux
collaborateurs extérieurs.
La première
entreprise, antérieure au quadriennal 2003-2006, a été l’inventaire
des papiers de Stendhal, dont l’informatisation a été rendue possible
dans le cadre du programme ARASSH (1997-2000) : « Catalogue informatisé du
fonds des manuscrits de Stendhal de la Bibliothèque municipale de
Grenoble ». L’épuisement des crédits a ralenti le travail collectif
: mais G., Y. Rannaud et H. Spengler, ont poursuivi la saisie et
l’évaluation de la base (volumes XII, VIII, V du Recueil factice 5896).
Un second
axe du travail sur les manuscrits de Stendhal s’inscrit dans le
programme « Archives de la création » du CNRS. Ce programme a permis
la constitution à l’ITEM d’un groupe de travail (G. Rannaud, D.
Ferrer, M.I. Mena Barreto, J.-J. Labia) autour du dossier d’un récit
inédit, Tamira Wanghen, publié et
commenté parallèlement par G. Rannaud et J.-J. Labia en 1998. Il s’agit,
à terme, de publier ces textes dont l’imbrication est complexe, sous
forme d’une édition hypertextuelle.
Une troisième
entreprise, menée par H. Spengler et C. Meynard, concerne le Journal de Stendhal et les inédits
historiques. H. Spengler a travaillé sur les premiers cahiers du Journal de Beyle-Stendhal et sur le
dossier génétique de la Vie de Napoléon
[voir, infra, la liste de ses
publications]. C. Meynard travaille à la transcription d’un autre inédit
de Stendhal, Histoire d’Espagne
[La Guerre de succession et Histoire d’Espagne; voir infra, la liste de ses publications].
Par ailleurs, elle s’intéresse au Journal
des années de jeunesse de Stendhal (1801-1818), notamment dans son articulation
avec les journaux de voyage de la même époque.
C’est
le site de la MSH-Alpes qui doit désormais héberger la base de données,
et le développement de cette base est en projet.
Les
chercheurs impliqués dans ces divers projets ont entrepris une réflexion
commune sur leurs travaux, et prévu de s’associer plus étroitement lors
du prochain contrat quadriennal [voir la partie « Perspectives » de
ce document]. Cette synergie devrait, notamment, être bénéfique à l’équipe
« manuscrits de Stendhal », intégrée à présent à une dynamique forte.
Différentes
initiatives ont permis, toutefois, l’émergence de cet axe
fédérateur dès le contrat 2003-2006 :
-
Des programmes et actions de formation
-
Intégration au Master « Lettres et arts » d’un séminaire
« génétique et édition savante »
Ce
séminaire destiné aux étudiants de M2 (2004-2005 et 2005-2006), porte sur
l’édition critique des textes littéraires et sur des questions de génétique.
Il est animé par G. Philippe et Cl. Coste, et fait intervenir des collègues
spécialistes des XIXe et XXe siècles.
A.
Restivo, étudiante en M2 (2004-2005), dirigée par M.-R. Corredor, a pu, dans ce
contexte, consacrer son mémoire de M2 aux dessins du manuscrit d’Henri Brulard.
- Un projet
de colloque
Un
colloque aura lieu les 6-7-8 décembre decembre 2006, et impliquant des
enseignants-chercheurs des différentes composantes, achèvera, enfin, de concrétiser l’existence de cet axe
dès le présent quadriennal :
« Stendhal
et les éditions électroniques : état des lieux et perspectives »
(resp. C. Meynard, CESR, et Cl. Coste, E.CRI.RE.)
Ce
colloque souhaite explorer et exploiter les possibilités offertes par
l’édition en ligne (mode de diffusion parfaitement adapté à un corpus
aussi insaisissable que celui des manuscrits de Stendhal). Il se fixe pour
objectif d’examiner les différentes expériences déjà tentées dans ce
domaine et de les confronter à l’exemple stendhalien. Il ne se limitera
donc pas à l’œuvre de Stendhal et sera amené à s’interroger
sur le cas des manuscrits d’autres auteurs présentant des
caractéristiques plus ou moins communes. A cet égard, les problèmes posés par
l’édition de la correspondance de Proust
(F. Leriche), méritent d’être évoqués. L’exemple du premier cours
de Barthes au Collège de France (Comment vivre ensemble) donne également
lieu à une confrontation enrichissante. Edité par Cl. Coste, Pr à
l’université de Grenoble 3 et co-organisateur de ce colloque, ce cours a
d’abord connu une édition livresque au Seuil avant d’être mis en
ligne : le site propose ainsi un ensemble de documents exceptionnels (fac simile et transcription du
manuscrit, enregistrement et transcription du cours) qu’il est possible
de consulter simultanément. C’est de la confrontation avec ces multiples
expériences que la recherche stendhalienne entend tirer un enrichissement.
Ces
rencontres, qui sont à même d’intéresser l’ensemble des chercheurs
en littérature et sciences humaines, s’inscrivent naturellement dans le
vaste mouvement d’intérêt pour l’informatique littéraire :
le site Fabula sera d’ailleurs étroitement associé à ces journées.
Ce colloque s’inscrit également dans la perspective, fixée par la Région
Rhône-Alpes et notre Université, d’une réflexion générale sur les différents
types de relation entre sciences, techniques et sciences humaines.
Articulation
de la recherche et de la formation
Intégration au Master « Lettres
et arts » d’un séminaire « Littérature et arts »
Ce
séminaire, destiné aux étudiants de M2 des spécialités « Imaginaire,
écritures, idéologies » et « Arts du spectacle » a eu pour
thème, en 2004-2005 et 2005-2006, « Fragments et totalité ».
Il a permis de se pencher sur l’histoire des formes fragmentaires dans la
littérature et les arts (notamment
l’art théâtral) et de considérer les différentes acceptions du mot
« totalité » : ensemble organique ou somme, série illimitée ou
synthèse.
Autres
projets communs
Outre
le travail effectué selon ces deux axes, la dynamique de l’équipe a
permis que voient le jour et se réalisent des projets communs, plus
circonstanciels :
« Fictions biographiques »
Durant
la période 2001-2004, à l’initiative d’A.-M. Monluçon, associée à
B. Ferrato-Combe et A. Salha (co-organisatrices), une partie de l’équipe
E.CRI.RE. s’est ainsi mobilisée, avec des membres du C.E.S.R. et du
CEDITEL, en vue d’une réflexion concernant les fictions biographiques et
de l’organisation d’un colloque sur le sujet.
En
2001-2002, une conférence de bibliographie et une conférence pour présenter une
partie de la problématique ont été données par A.-M. Monluçon.
En
2002-2004, 8, puis 7 enseignants-chercheurs de l’équipe Traverses 19-21
ont assuré un séminaire de DEA sur
les « fictions biographiques » au XIXe et XXe
siècles (Ch. Massol, M.-R. Corredor, D. Zanone, B. Ferrato-Combe, A.-M.
Monluçon, A. Salha, D. Massonnaud, M. Losco).
De
janvier à mars 2004, s’est déroulé un cycle de 4 conférences suivies d’une réflexion collective,
avec la participation de membres de l’ILCEA (Université Stendhal) et de
collègues de l’Université de Lyon II, collègues qui intervenaient au
colloque et y ont apporté une contribution écrite. Trois de ces conférences ont
été assurées par les doctorantes Julie Aucagne, Julie Migraine-Anselmini et
Alexandra Marié ; elles seront publiées dans les actes du colloque.
Le colloque « Fictions biographiques
XIXe-XXIe siècles » s’est tenu du 11 au 14 mai
2004, à Grenoble, organisé par les trois composantes de Traverses 19-21, en
partenariat avec fabula.org. A l’initiative des membres du
CEDITEL, il a été validé par le Rectorat comme stage de formation continue des
professeurs de l’enseignement secondaire, et a ainsi pu élargir son
public. Il a donné lieu, entre autres, à une table ronde d’écrivains (Gérard
Macé, Christian Garcin et Jean-Benoît Puech).
La
publication des actes est en préparation, en vue d’une parution en 2005
ou 2006. La plus grande partie des communications, à l’exception de la
section Fictions biographiques et arts
visuels, sera rassemblée dans un volume, Fictions biographiques 19-21, qui paraîtra probablement dans la
collection « Cribles » des PUM de Toulouse.
Projets communs de
l’équipe Traverses 19-21
Axe « génétique et édition savante »
Poursuite des travaux en cours
- équipe
Manuscrits de Stendhal » :
Le
recrutement, par l’Université Stendhal, de C. Meynard comme MCF avec pour
missions le développement de l’équipe Stendhal à la suite de G. Rannaud
et la recherche de financements auprès de la Région Rhône-Alpes devrait permettre
de donner une nouvelle expansion aux travaux de l’équipe
« Manuscrits de Stendhal », notamment :
- la poursuite de l’inventaire
et du catalogage des papiers (base documentaire indispensable) ;
- le développement de la base de
données dans la voie d’un HyperStendhal (au-delà du catalogage des
papiers, permettre à l’internaute une navigation entre manuscrits et fac-simile, transcription, annotation,
et accès à divers documents complémentaires) ;
- le développement collectif de
chantiers de recherches génétiques, en particulier sur le Journal (ou les
journaux), qu’à terme il s’agit de publier sous une forme conforme
à leur réalité manuscrite.
- le groupe parisien doit également
poursuivre ses travaux sur Le Rose et le
vert en vue d’une édition hypertextuelle (voir infra, les projets du CESR).
L’insertion de F. Leriche dans
le groupe de Grenoble doit le renforcer et le faire bénéficier de
l’expérience de celle-ci en matière d’édition hypertextuelle.
• Voyages romantiques illustrés
(resp. A. Guyot, CESR)
Dans
la perspective des recherches développées depuis plusieurs années par le CESR
autour du récit de voyage romantique (colloque Voyager en France au temps du romantisme, mars 2000, publié aux
Ellug, 2003 ; journées d’étude consacrées aux Lettres d’un voyageur de G. Sand, 2004, journées
d’étude consacrées aux récits de voyage de Th. Gautier en 2006), on
propose un axe de réflexion transversal et interdisciplinaire sur les récits de
voyage illustrés, de la fin des Lumières aux années 1850.
Il
s’agira de prolonger les recherches menées par B. Stafford, entre autres,
en réfléchissant sur les relations entre le texte et l’image dans les
albums illustrés (« souvenirs de voyage », « voyages
pittoresques » et entre la littérature et la science dans les voyages à
caractères scientifique. Les récits de voyage dans les Alpes pourraient se
révéler un champ d’investigation particulièrement propice. On pourrait
dans ce contexte mettre à profit les banques de données viatiques en cours de
constitution un peu partout en Europe (« Viatica », CRLV ;
« Viaticalpes », Univ. de Lausanne ; base du centre romantique,
Cabinet Vieusseux de Forence) et envisager une collaboration au niveau européen
avec ces centres de recherche.
Partenaires
envisagés : CHRIPA (Centre de Recherche
en Histoire et histoire de l’art. Italie, Pays Alpins), Grenoble 2 ;
CRLV (Centre de Recherche sur la Littérature des Voyages), Paris IV ;
Université de Lausanne ; Cabinet Vieusseux de Florence.
Des
négociations sont en cours pour que ce projet trouve place dans le
« cluster » régional n° 13, « Culture : patrimoine,
création », volet « patrimoine ».
Publications :
- « Bibliothèque
stendhalienne et romantique » (Ellug) :
2007 : B. Louichon, IUFM
d’Aquitaine, un ouvrage sur les romancières de
2007 : M.-R. Corredor,
Grenoble 3, Nietzsche lecteur de Stendhal.
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