Stendhal (Henry Beyle,dit)
écrivain Français



Né à Grenoble en 1783, issu d'une famille bourgeoise de la ville, son enfance morose est marquée par la mort de sa mère lorsqu'il avait sept ans puis la tyrannie exercée par son pére et son précepteur.

Les quelques moments de bonheur, il les trouve auprès de son grand-père le Docteur Gagnon qui l'initie à la "liberté d'esprit"et la connaissance du coeur humain. Brillant élève de l'Ecole Centrale de l'Isère (fondée par la Convention) il compte sur les mathématiques pour le sortir d'une ville qu'il déteste.

A la fin de 1799, il va à Paris se présenter à l'Ecole polytechnique mais il y renonce, et s'engage dans l'armée d'Italie. Parvenu à Milan à la suite du Premier Consul (1800) il découvre avec ravissement l'Italie, la musique et l'amour.

A son retour à Paris, il a des ambitions commerciales et littéraires et trouve finalement une place dans l'administration grâce à l'appui de son cousin Piere Daru, auditeur au Conseil d'Etat.

De 1805 à 1814 il partage sa vie entre des missions à l'étranger, sur les pas de Napoléon (Iéna, Vienne, Moscou) et de longs séjours à Paris. Il est auditeur au Conseil d'Etat.

Mais la chute de Napoléon en 1814 met fin à ses espoirs. Il préfère vivre à Milan, sans ressources, pendant sept ans. Il publie l'"Histoire de la peinture en Italie" et "Rome, Naples et Florence" (1817) mais ses idées libérales l'obligenet à rentrer en France. Il fait figure de dilettante et est recherché dans les salons libéraux pour sa verve et son esprit. En 1827, il publie son premier roman : "Armance", en 1829, "Les promenades dans Rome"et en 1830 "Le Rouge et le Noir".

L'avènement du roi Louis Philippe lui permet d'obtenir le poste de Consul de France à Civita-Vecchio, poste qu'il occupera jusqu'à sa mort. Il s'ennuie et fuit le plus vite possible sa résidence. Il écrit infatigablement et se raconte dans les "Souvenirs d'égotisme", "La vie de Henry Brulard", entreprend un roman "Lucien Leuwen" mais ne publie pas à cause de sa charge officielle.

Un congé de trois ans à Paris (1836-1839) fait éclore : " Les Mémoires d'un touriste" (1838), "La Chartreuse de Parme" (1839) et les principales "Chroniques italiennes". Lors d'un dernier congé, il tombe foudroyé dans une rue de Paris. (1842)

Ecrivain à la fois lucide et sensible, Stendhal a été un isolé dans son siècle. Ni romantique, ni marqué par le professionnalisme littéraire, il n'a été compris que bien des annés après sa mort: "Je mets un billet à la loterie dont le gros lot se résume à ceci : être lu en 1935".


M. Jocteur Monrozier
Bibliothèque Municipale de Grenoble