ARCHIVES

 

- Journées d’étude George Sand (inscrite au calendrier des célébrations du patrimoine) : « Un « traité de poétique sandienne et romantique » : relire les Lettres d’un voyageur de G. Sand » (organisées par D. Zanone avec la collaboration  de C. Planté – UMR LIRE-Lyon) - 16 et 17 juin 2004 (15 intervenants) .

Depuis la réédition simultanée, en 1971, des Lettres d’un voyageur, par G. Lubin, dans la Bibliothèque de la Pléiade » et par H. Bonnet en GF, il n’est pas un sandien qui, d’accord avec tous ceux que séduit la parole romantique et sa prose lyrique, ne reconnaisse à ce recueil de douze « lettres » une place éminente et de première valeur : dans la production de Sand comme dans l’invention d’une prose lyrique romantique. Et pourtant, l’ouvrage continue à intimider le commentaire. C’est comme si, à force d’être trop divers dans ses thèmes et trop instable dans sa forme, le texte n’autorisait que de libres lectures, restant rebelle au discours critique et le défiant de faire valoir ses normes.

Ces journées d’étude voulaient inviter le commentaire critique à s’essayer aux Lettres d’un voyageur en marquant un arrêt plus prolongé devant elles. Il s’agissait d’aborder le recueil des multiples points de vue qu’il suggère : la libre poétique de la forme-essai, les perturbations d’une énonciation changeante (entre presse et livre, entre masculin et féminin, entre destinataires divers), la variation continue des registres de la parole (tour à tour intime, lyrique ou descriptive), l’affranchissement des genres codés (le récit de voyage, l’article polémique, le compte rendu musical…), etc.

Actes à paraître dans Recherches & travaux n° 66.

 

- Journées d’étude Théophile Gautier : « Ce prurit de voyage »  (organisée par A. Guyot avec la collaboration du CERD-Montpellier 3, 19 et 20 janvier 2006)

La publication en cours des œuvres complètes de Gautier aux éditions Champion participe d’un renouveau des études gautiériennes – d’une exploration qui fait peu à peu apparaître en pleine lumière les multiples facettes d’un écrivain trop longtemps cantonné au statut de « petit romantique ».

Les récits de voyage représenteront un volet important de ce travail éditorial, en proportion du « déplorable prurit » dont Gautier se plaignait à Bergerat et qui l’entraîna aux quatre coins de l’ancien monde. C’est l’occasion de renouer avec une tradition critique bien établie par les études ou éditions de textes à eux consacrées depuis plus de quarante ans maintenant. Mais si certains de ces récits – le Voyage en Espagne, entre autres – ont fait l’objet de recherches approfondies, il est loin d’en être de même pour beaucoup d’autres, moins connus, mais tout aussi passionnants : Ce qu’on peut voir en six jours, qui raconte une brève expédition à travers la Suisse, l’Allemagne et la Hollande, peut ainsi être lu comme un art de voyager, doublé d’un art poétique. De même, si l’abondante production de Gautier en matière viatique est désormais bien cernée du point de vue de l’histoire littéraire, il reste encore beaucoup à dire sur les sources, la réception ou l’esthétique de ces récits de voyage.

 

 

Colloques, séminaires, conférences organisés par le CESR

 

Figures paradoxales de l'Auteur - XIXe/ XX(I)e siècles

 

Journée d'étude organisée par l'Equipe E.CRI.RE

Avec la collaboration du Centre d'Etudes Stendhaliennes et Romantiques

Université Stendhal, Grenoble III

 

13 juin 2002

 

Salle Jacques Cartier - Maison des Langues et des Cultures (R.-C.) - 1141, avenue Centrale - Domaine universitaire - 38406 Saint-Martin d'Hères (tram. ligne B, terminus « Universités »)

 

 

9 h  Ouverture de la journée d'étude par Michel Lafon, Vice-Président du Conseil scientifique

 

9 h 30 Brigitte Louichon (I.U.F.M. d'Aquitaine) :

« Éditeurs, correcteurs et autres (1800-1840) »

 

10 h José-Luis Diaz (Paris VII) :

« Paratopies de l'écrivain romantique (1800-1860)».

 

11 h Jean-François Jeandillou (Paris X) :

« (Dé)figurations de Nodier »

 

11 h 30 Alain Brunn (Paris III) :

« Victor Cousin et les moralistes du XVIIe siècle : des auteurs qui n'en sont pas ? »

 

 

14 h 30 Hélène Maurel-Indart (Tours) :

« Plagiaires et faussaires : des auteurs pervertis ? »

 

15 h  Anna Saignes (Grenoble III) :

« Witkiewicz et Witkacy : un auteur et son double »

 

16 h  Anne-Marie Monluçon (Grenoble III) :

« Figures paradoxales de l'auteur dans Si par une nuit d'hiver un voyageur d'I. Calvino »

 

16 h 30 Brigitte Ferrato-Combe (Grenoble III) :

« Auteur, nègre, imposteur chez Robert Pinget »

 

17 h  Nicolas Rouvière (Grenoble III) :

« Les figures paradoxales de l'auteur dans Astérix »

 

Entrée libre


 

 

Journées doctoriales

Programme

Programme

 

Le mardi 14 (après-midi) et mercredi 15 (matin) mai 2002 le CESR organise deux journées de "doctoriales", destinées aux doctorants dont la thèse porte sur Stendhal (ou dont le sujet englobe aussi Stendhal).

Un résumé (deux pages maximum) de chaque présentation pourra être "mis en ligne" sur Stendhalia (site internet du Centre d'études stendhaliennes et romantiques) pour ceux qui le souhaitent.

 

Renseignements:

Marie-Rose CORREDOR

Université Stendhal-Grenoble 3

BP25

38040 Grenoble

e-mail: marierosecorredor@u-grenoble3.fr


Colloques

 

15-16-17 novembre 2001 Stendhal,Balzac,Dumas PROGRAMME

23-25 mars 2000 Voyager en France au temps du romantisme

Mars 1998 Stendhal hors du roman


Séminaires

 

Séminaire 2002-2004: Romantisme et Mélancolie

Séminaire 1999-2000: Écriture de soi, écriture de l'histoire 1789-1848 

 


 

Conférences

 


 

Journées d'étude

20-21 septembre 2001. Journée d'études "Paysage de Stendhal" organisée par Ph. Berthier (Paris III) et M. R. Corredor (CESR Grenoble III)

22 avril 1998. Journée d'étude sur Féder de Stendhal


 

Autres colloques

Le dernier Stendhal (1837-1842).Colloque international organisé par HB, Revue internationale d'études stendhaliennes, à Paris-Sorbonne, 3 et 4 décembre 1999.


CONFERENCES

CONFERENCES

Centre d'Etudes stendhaliennes et romantiques

 


Université Stendhal (Grenoble III)

CENTRE D'ÉTUDES STENDHALIENNES ET ROMANTIQUES

colloque international

voyager en France

au temps du romantisme

poétique, esthétique, narratologie

Université Stendhal, 23-24-25 mars 2000

 

Le Centre d'études stendhaliennes avait organisé en 1988 un colloque sur les Mémoires d'un touriste, publié par Ph. Berthier dans un numéro hors-série de Recherches et travaux : Relire les Mémoires d'un touriste (1838-1988), hors-série n¡ 6.
Depuis ce colloque, les Voyages en France de Stendhal ont paru dans la bibliothèque de la Pléiade (1992), offrant un plus large corpus qui mériterait d'être envisagé dans sa globalité et sous l'angle d'une poétique du récit de voyage stendhalien. Une telle enquête devrait toutefois s'inscrire dans une perspective d'ensemble : celle d'une poétique du récit de voyage romantique en France.
Le présent colloque se propose donc d'explorer le champ des récits de voyage romantiques en fonction de trois axes auxquels il convient de prêter une attention nouvelle : celui du voyage de proximité pour les auteurs français (excursion, promenade, etc.), celui du regard porté sur la réalité française par les voyageurs étrangers (la France appréhendée comme étape du Grand Tour, par exemple, ou comme repoussoir depuis le Voyage sentimental de Sterne) et celui des critères formels à l'égard desquels le récit de voyage doit, à un moment ou à un autre, se définir.
On sera donc particulièrement sensible aux contraintes propres à ce genre littéraire :
- conditions de sa production (nouveaux moyens de communication, émergence et développement du tourisme, statut social de l'écrivain, rôle des revues...),
- choix formels des auteurs (le journal, la lettre, le "souvenir"...),
- influence des autres genres littéraires (le roman, l'autobiographie, le récit fantastique...) ou non (le récit de voyage à vocation éducative ou scientifique),
- importance des lieux visités dans la constitution de stéréotypes ou de sous-genres (la notion de "province", les excursions autour de Paris, le pèlerinage littéraire ou historique, le voyage aux eaux, à la mer ou à la montagne...).
On accordera aussi un intérêt renouvelé à des notions ou à des tendances qui caractérisent l'époque romantique et ont indéniablement influencé le récit de voyage en France :
- le moi (quelle place est réservée à l'auto-représentation du voyageur ? La quête de l'intériorité détermine-t-elle un certain "refus du voyage" ?),
- l'exotisme (et son corollaire, la "couleur locale", qui peuvent représenter d'importantes grilles de lecture du paysage),
- les arts plastiques (et leur influence dans la définition de notions comme le pittoresque ou le sublime),
- la redécouverte du passé (qui motive au moins partiellement les voyages dits "archéologiques"),
- la fantaisie (qui peut se manifester dans le "détour", le "zigzag" ou l'"anecdotisme"),
- les traditions anglaise et allemande en matière de voyage (Sterne, Jean-Paul Richter, Hoffmann, Heine...).

Chantal MASSOL et Alain GUYOT

 


Stendhal hors du roman
26-27 mars 1998

Colloque organisé par

Le Centre d'Etudes stendhaliennes et romantiques

de l'Université Stendhal - Grenoble III


 
 Université Stendhal,
 
 

Grande Salle des Colloques, bât. G, 4e ét.
 
 

Vendredi 27 mars
 
 

Maison des Langues et des Cultures

Jeudi 26 mars, Grande Salle des Colloques
14 h. - 16 h.
Michel Crouzet (Université de la Sorbonne) : Stendhal contre les genres : le genre dramatique
Philippe Jousset (Université Stendhal) : Style et genre littéraire
Serge Serodes (Créteil) : Le livret d'opéra
16 h. 30 - 18 h. 30
Michel Arrous : La grammaire de l'anecdote dans le récit de voyage
Daniel Sangsue (Université Stendhal) : Stendhalnouvelliste
Yves Ansel (Université de Nantes) : Le pamphlet

Vendredi 27 mars, Maison des langues et des cultures
9 h. - 12 h.
Béatrice Didier (Ecole Normale Supérieure) : Le "journal littéraire"
Sabine Ceysson (Université Stendhal) : Le journal intime
Rosa Ghigo Bezzola (Université de Milan): Stendhal biographe
Catherine Mariette (Université Stendhal) : Le récit historique
14 h. - 16 h.
Mariella di Maio (Université de Rome): Lachronique italienne
Brigitte Diaz (Université de Caen) : Hors genre ou archi-genre : l'épistolaire selon Stendhal
Gérald Rannaud (Université Stendhal) : Manuscrits et genres : le problème des catégories
 

Pour tout renseignement : Daniel Sangsue

Pour tout renseignement : Daniel Sangsue
Centre d'Etudes stendhaliennes et romantiques
Université Stendhal (Grenoble 111)
UFR de Lettres
BP 25 X
38040 Grenoble Cedex 9
Tél. 04 76 82 77 72 (Secrétariat recherche)
Fax 04 76 82 41 24
Entrée libre


22 avril 1998

22 avril 1998
Centre d'études stendhaliennes et romantiques de l'Université Stendhal Centre d'études stendhaliennes et romantiques de l'Université Stendhal

JOURNEE D'ETUDE sur FEDER de STENDHAL
Programme

Dominique Massonnaud: Féder producteur d'art
Sabine Ceysson: Le paradoxe du comédien
Philippe Jousset: Les liens de l'argent
Catherine Mariette: La bibliothèque
Nathalie Fournier: Les contextes des intrusions d'auteur
Gérald Rannaud: Féder, Grassou et les manuscrits
Serge Linkès: Féder dans le manuscrit de Lamiel et les copistes
Bertrand Vibert: Féder ou la "soutenable légèreté" (sur l'incipit)
Martine Furno: Proposition pour une fin de Féder
Tous les enseignants et étudiants intéressés sont cordialement invités à participer à cette Journée d'étude.
Le programme définitif sera communiqué ultérieurement.
Pour tout renseignement ou proposition de communication, s'adresser à Daniel Sangsue.
Centre d'études stendaliennes.
UFR de Lettres classiques et modernes
tél. 04 76 82 77 72 (Secrétariat des Centres de recherche)


 

Écriture de soi, écriture de l'histoire

1789-1848

1789-1848

Culte du moi, culte de l'histoire... Les manuels d'histoire littéraire retiennent souvent ces formules synthétiques pour qualifier le nouveau cours de la production littéraire et de la vie de l'esprit dans la première moitié du dix-neuvième siècle. Juxtaposées, elles exprimeraient la double postulation du romantisme français &emdash;et son double prestige.

Le séminaire que nous ouvrons voudrait réinterroger l'attrait qu'exercent, sur les auteurs du premier dix-neuvième siècle, l'écriture de soi et l'écriture de l'histoire. Doit-on se fier aux slogans réducteurs de l'histoire littéraire ? Nous préférons secouer leur évidence trop brève, malmener les commodités du discours qui isolent les catégories comme autant d'espaces homogènes et distincts : égotisme, historicisme... Peut-on croire un instant au caractère contingent de la rencontre des deux dans un même pays et au même moment ?

Notre séminaire postule que non et enquêtera sur les liens qui s'établissent entre les deux inspirations &emdash;et les deux pratiques&emdash; de l'écriture de soi et de l'écriture de l'histoire :

&endash; peut-on penser et problématiser un lien entre période historique troublée et écriture de soi ? Quand chacun se pense historique, est-ce avant tout comme participant de l'histoire ou comme dépositaire de l'histoire ?

&endash; écriture de soi et écriture de l'histoire trouvent-elles leur espace commun dans une écriture de la mémoire ? La mémoire de soi est-elle homogène à la mémoire du monde ?

&endash; les pratiques narratives sont-elles communes à ces deux formes d'écriture ? Individuelle ou collective, la mémoire écrite invente-t-elle un même type de mise en récit ?

&endash; les pratiques narratives sont-elles communes à ces deux formes d'écriture ? Individuelle ou collective, la mémoire écrite invente-t-elle un même type de mise en récit ?

Ces enjeux ont certainement une portée générale ; mais la période post-révolutionnaire, 1789-1848, leur donne une importance cruciale, tout occupée qu'elle est de dire la place de chacun dans le monde. Si écriture de soi et écriture de l'histoire apparaissent comme deux modalités fondamentales de l'expression romantique, la mise en relation problématique des deux peut ajouter des éléments à ce qu'on nommera une archéologie du romantisme.

 

Programme pour l' année 2000-2001

Après les cinq séances de l'année 1999-2000 sept rencontres sont prévues en 2000-2001. Elles auront lieu le mardi à 17 h 30 (à l'exception de celle avec J. Lecarme). La salle, variable est précisée à chaque fois.